
Cela fait 17 ans que les pays du Sud Caucase (Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie) ont accéder à l’indépendance. Cette indépendance c’est fait dans la douleur.
Sans oublier le conflit Tchéchène et la guerre civile en Géorgie. Des conséquences sociales (réfugiés, nettoyage et discrimination ethnique, pogroms…) et économique (blocus turco-azéri, frontières fermés…)
Deux stratégies s’opposent pour restaurer la stabilité.
La « Pax Russia » basé sur le retour deLa « Pax America» basé sur des considérations plus économiques que politiques à travers un allié de taille dans la région à savoir
De plus s’oppose dans cet espace deux notions contradictoires:
L’intégrité territoriale.Frontière hérités de l’URSS qui a causé l’éclatement des différents conflits. La stratégie soviétique était simple « diviser pour régner ». Aujourd’hui il parait difficile de revenir aux frontières apres ces ruptures sanguines, pour autant aucune puissance n’est prête à prendre la responsabilité de l’autodétermination
L’auto-déterminationArméniens du Haut Karabakh, Ossètes, Abkhazes revendiquent leur droit de l’auto-détermination pour disposer de leur destin. Apres leurs victoires sur le terrain militaire face aux armées azéri et géorgienne, elles doivent se battre également sur le terrain diplomatique.
Aujourd’hui les grandes puissances ont peur du précédant que peut crée l’indépendance du Kosovo.
Il est certain que le statut quo, les souvenirs des morts et l’absence d’échange entre les sociétés a encrée le désire de ces petites républiques (Haut-Karabagh, Ossétie du Sud, Abkhazie) à être maître de leur destin. Il est temps pour la communauté internationale d’avoir le courage de prendre des responsabilités et d’être imaginatif en trouvant des formules de compromis pour la stabilité de la région, la restauration de la confiance ethniques et de la paix pour que toute la région puisse connaître une croissance économique et sociale. Alen Ter Markossian