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Erevan adopte t’elle une nouvelle doctrine de politique étrangère ?

Maintenant que les élections sont passés et que le calme est plus ou moins revenu, la politique étrangère arménienne risque de connaître quelques changement avec la nomination de Edouard (Nalbandian) à la place de Vartan (Oskanian) à la tête de la diplomatie arménienne.

 

Vartan était considéré parfois un peu éloigné des cercles russophiles de l'actuel gouvernement. Aujourd’hui Edouard va s’axer plus sur les « pays amis » comme l’as répéter Serge (Sarkissian) lors de son investiture à savoir Moscou – Téhéran - Paris et dans une moindre mesure le monde arabe.

 

Cette doctrine fut initier par Robert (Kotcharian) mais Vartan, l’homme de Boston était un fervent défenseur de la politique de complémentarité entre Moscou et Washington initié sous LTP et qui a connu aussi son moment de gloire et ses succès  comme le Partenariat Individuel au sein de l’OTAN, les contingents Arménien au Kosovo et en Irak,  mais aussi l’intégration à Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) le bras armé de la CEI pour contrer la GUAM.

 

Avec la nomination d’Edouard,  Paris (où il fut ambassadeur) va jouer le rôle de médiateur dans les relations armeno-turque voir azéri et sera le garant occidental d’Erevan auprès de Washington et de l’UE  et des structures comme l’OSCE et le Conseil de l’Europe. Paris devrait bénéficier de plus en plus d’influence à Erevan.

 

Les relations arméno - azéri sont toujours aussi tendues. Le « Clan du Karabakh » au pouvoir à Erevan est la cible d’un politique étatique xénophobe envers les arméniens mise en place par le « Clan du Nakhitchevan » et ceux des Yeraz (azéris d’Erevan) au pouvoir à Bakou. Washington pousse Bakou a plus de compromis pour le Haut-Karabakh et plus de démocratie à lire les dernières déclarations de Condoleezza Rice.

 

Avec Tbilissi, Erevan a des relations ambiguës car Erevan ne cache pas sa sympathie pour les Abkhazes et les Ossètes du Sud dans leurs luttes pour l’auto-determination et pousse Tbilissi à accorder plus d’autonomie aux Arméniens du Javakheti et de rompre l’isolement socio-économique de la région. Erevan ne cache pas son agacement face aux flirts nourris de Tbilissi avec Bakou mais à très peu de moyen de le contrer. La tension entre Moscou et Tbilissi porte préjudice aux relations arméno – géorgienne.

 

Concernant des relations avec Téhéran, Erevan y ait fortement attaché et joue une rôle de partenaire et d’intermédiaire apprécier par Moscou et Téhéran qui projettent de construire une raffinerie à Meghri (frontière arméno - iranienne) complétant le gazoduc Tabriz – Erevan.

 

Un nouvel acteur fait surface dans la diplomatie arménienne c’est Tel-Aviv. Bailleur de fond de Washington dans le Moyen-Orient. Tel-Aviv consolide les mêmes alliances que Washington à savoir Ankara  - Tbilissi – Bakou pour isoler Téhéran et Damas.

La reconnaissance du génocide arménien à la Knesset et au Congres est utilisée pour rééquilibrer les forces.

 

A suivre

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